
Dans un stade Riazor au trois-quart vide, Nancy a fait honneur au football français en étant sorti de la Coupe de l’UEFA. Il faut dire que Pablo Correa l’avait un peu cherché. Moncef Zerka, son serial merdeur, était titulaire d’entrée.
Qu’on se le dise : louper le coche est une spécialité française. L’élimination nancéenne de ce soir réclamait une multitude de circonstances défavorables. Les Lorrains devaient perdre sur le terrain de La Corogne et voir leurs concurrents directs, les terribles polonais de Poznan, l’emporter dans le même temps à Rotterdam pour ne pas « passer l’hiver au chaud ». « Zorro » s’est chargé de la sentence.
L’ex-futur néo-strasbourgeois était en effet dans un grand soir. Pied droit, pied gauche, tête : tout était bon pour envoyer le ballon dans l’assistance parsemée. La pointe de son épée, bien moins menaçante qu’un Govou sortant de boîte, n’a fait frémir qu’Issiar Dia, qui doit se demander chaque jour un peu plus qu’est-ce qu’il fout là. Bracigliano resta pour sa part de marbre, bien trop occupé à repenser à son premier arrêt de la saison.
Comme d’habitude, Nancy a eu sa chance. Comme d’habitude, Nancy a peu à peu perdu le fil de la rencontre. Comme d’habitude, Nancy s’est pris un but dans le dernier quart d’heure. Il n’y a que peu de hasards en football. Nancy n’a tout simplement pas le niveau pour jouer une Coupe d’Europe, aussi dénigrée soit-elle.
Pendant ce temps là, Paul Le Guen commence déjà à justifier une éventuelle élimination.
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