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Brandao : l’homme qu’il faut ?

Après avoir fait rire la France entière avec Henrik Larsson, l’Olympique de Marseille s’est tourné vers l’est pour trouver sa perle rare. Brandao aura pour tâche, aussi étonnante qu’elle puisse paraitre, de combler l’immense vide laissé par le départ de Djibril Cissé en août dernier.

Le brésilien apportera incontestablement de la taille à une attaque marseillaise qui en manquait cruellement. Si cette tare majeure passe quasiment inaperçue en Ligue 1, elle est pour le moins rédhibitoire au niveau européen. De plus est quand le système de jeu est un 4-2-3-1, où l’attaquant est censé jouer un rôle de pivot… En n’alignant que des joueurs vifs et rapides, Marseille s’est notamment cassé les dents contre les défenses robustes et hautes en taille de Liverpool et Eindhoven. Engager un avant-centre culminant aux alentours de 1 mètre 85 était donc une priorité.

Maintenant, quid de Brandao ? Il nous reste que de vagues souvenirs de ce joueur qui avait affronté Rennes en Coupe de l’UEFA en 2005. Inutile de préciser que ce jour-là, son équipe – le Shakhtar Donetsk – avait surclassé son adversaire. Même Lazlo Bölöni, entraîneur rennais de l’époque, eut la décence de le reconnaître. Peut-on cependant être optimiste quant à un joueur qui n’a pas migré depuis vers des cieux médiatiquement plus exposés ? Certes, le club ukrainien a des ressources financières très importantes. Mais il est également vrai qu’un talent comme Elano n’a pas pu résisté très longtemps aux sirènes anglaises.

Au vu de la somme dépensée (6 millions d’euros), on espére toutefois que les dirigeants marseillais savent ce qu’ils font. Il faut se rappeler que si des ratés ont existé, le tandem Diouf-Anigo a parfois eu le nez très creux. Ribery, Taiwo, Niang et Valbuena n’ont pas été dénichés suite à de simples appels du pied de la Bonne Mère.

Alors Brandao, vraie bonne affaire ou Sytchev en puissance ? Si les premiers symptômes de la très contagieuse Koji Nakata apparaissent d’ici quelques semaines, la réponse sera toute trouvée.

Enfin du spectacle !!!

On doit le reconnaître : Bordeaux-Paris SG a été une rencontre plutôt agréable à suivre. Oubliées les polémiques inutiles au sujet des terrains gelés et les complaintes navrantes de tonton Raymond, la Ligue 1 a offert pour une fois une affiche digne de ce nom pour lancer sa campagne des matchs retour. Avec en guest star un vrai buteur – Fernando Cavenaghi – et un joyau nommé Gourcuff.

Malgré la sévérité du score (4-0), Paris n’a pas démérité. Il aurait pu même, sans un Giuly niveau Ligue 1, mener très rapidement au score. Tout au long de la partie, les Franciliens ont démontré une véritable envie d’aller de l’avant, de créer du jeu, d’obtenir un maximum d’occasions. Paul Le Guen semble peu à peu comprendre que le 0-0 n’est pas une fin en soi. Et si Sessegnon simule aussi mal que Fiorèse, et si Papus ne sera jamais Paolo (Maldini), et si Giuly s’est résolu à ne jamais faire une saison complète de sa carrière, le Paris SG n’est quand même pas si loin que ça de la rédemption sportive.

Outre une défense, il a manqué à Paris dans cette rencontre un supplément de classe, un talent comparable à Yohan Gourcuff. Son but marqué à la 70ème minute résume à lui seul toutes ses qualités : sérénité, geste juste, sens du but. Bien loin des caricatures que sont Benzema, Ribery et Ben Arfa, le breton n’est plus un simple effet de mode. Il s’affirme lentement comme le patron du football français.

Après avoir sauvé le public bordelais de l’ennui et épargné la tête de Raymond, Yohan Gourcuff trouvera-t-il les ressources morales nécessaires pour s’infliger une saison supplémentaire dans notre championnat l’an prochain ? La Lucarne ne lui souhaite pas.

Un marché en hibernation

La période des fêtes est l’occasion pour les quotidiens sportifs français d’annoncer monts et merveilles à leurs lecteurs en terme de transfert. Leur flair légendaire semble cette année une nouvelle fois se confirmer.

Henrik Larsson :
Que n’a-t-on pas lu ou entendu ces derniers jours à son sujet, lui qui ne songeait qu’à poursuivre dans la tranquilité sa préretraite suédoise. Malheureusement pour l’ancien barcelonais, Anigo et Associés, désireux de dissimuler les médiocres résultats actuels de leur équipe, ont répandu à grands coups de déclarations fracassantes la rumeur de son eventuel come-back au « haut » niveau. Ce possible « transfert spectaculaire » a ainsi tenu en haleine la presse spécialisée pendant plus d’une semaine. Pour le dénouement que l’on sait : Mamadou Samassa sera titulaire samedi prochain à la pointe de l’attaque marseillaise.

Umit Karan (??!) : Même Eric Gerets semble perplexe quant à l’arrivée d’un tel phénomène.

Paris réactivera-t-il sa filière brésilienne ? Le club de la capitale, visiblement ravi de ses acquisitions de l’hiver dernier, songerait selon L’Equipe.fr à recruter prochainement deux jeunes internationaux brésiliens : Alex (Fenerbahçe, 31 ans) et Emerson (Milan, 33 ans). Quand on connait le temps de jeu falémique de l’ancien capitaine de la Seleção, on ne peut être qu’enthousiasmé par cette hypothèse.

Nancy tient sa vedette : Enfin ! Les Lorrains devraient dans les prochains jours mettre la main sur le grand buteur qui leur faisait défaut jusque là. Son nom ? Eduardo. Son club ? Guingamp, 16ème de Ligue 2. Ses stats ? 2 buts en 13 matchs. La grande classe.

Bides en folie

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Ils vous font rire, bien souvent pleurer. Voici un florilège des plus mauvaises affaires estivales de notre championnat.

Mamadou Samassa : Assuré d’obtenir le bide d’or avant même le début de la saison. Il n’y a décidement qu’à Marseille qu’on puisse penser remplacer « un joueur capable de marquer 37 buts en un an et demi » par un balayeur de banc manceau. Suit la glorieuse destinée de Matt Moussilou.

Ivan Klasnic : Lent, peu technique, toujours mal placé. L’air de rein, le croate s’est mis rapidement au diapason du jeu à la nantaise version 2008-2009.

Mateja Kezman : Les supporters parisiens espéraient voir débarquer l’espoir du PSV, ils ont droit à l’homme chauve-pourri de Chelsea.

Hatem Ben Arfa :
Alerte comme une gifle donnée à Squillaci, il devait enflammer le Vélodrome. Six mois après son arrivée, tout Marseille en a déjà ras-le-bol.

John Mensah : A l’infirmerie ou sur le terrain, le lyonnais fait l’unanimité contre lui. Une blague made in Ligue 1 bien trop onéreuse.

Freddy Adu :
Son dégagement en corner calamiteux contre Bordeaux a confirmé tout le mal qu’on pensait de lui. A réexpédier d’urgence à Lisbonne.

Cédric Fauré : A récemment compris qu’il n’avait pas le niveau.

Elamin Erbate :
On ne tire pas sur une ambulance.

Egalement présents au générique : Daisuke Matsui, Sylvain Monsoreau, Patrick Müller, Vitorino Hilton, Asamoah Gyan, Francileudo Santos, Frédéric Piquionne etc etc

Un match nul

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L’ensemble de la rédaction de « La Lucarne » s’était mobilisée pour suivre le choc Lyon-Marseille. Bien mal lui en a pris.

« Benzema contre Ben Arfa », « Le choc des Olympiques », « Un tournant du championnat »… tous les titres, tous les superlatifs furent employés ce week-end pour vendre une confrontation qui devait être énorme. Une fois de plus, la Ligue 1 a tenu toutes ses promesses de nullité.

De Ronald Zubar à Juninho, en passant par Stéphane Bré, l’ensemble des acteurs de cet OL-OM ont su puiser au plus profond d’eux-mêmes pour être en dessous de tout. Pas une occasion, des actes d’anti-jeux en veux-tu en voilà, un public à la hauteur du spectacle proposé : l’envie fut grande de prendre l’air du coté du stade olympique de Turin.

La conscience professionnelle l’emporta finalement. L’espoir de voir Jean-Alain Boumsong réussir une relance ou Mamadou Samassa une frappe au but était le plus fort. Mais rien ne vint, pas même un avantage judicieux laissé par l’arbitre de la rencontre. La cerise sur le gâteau arriva à la fin du match lorsque Modeste M’Bami se mit à faire le zouave avec son pote Jean II Makoun devant un Laurent Paganelli hilare. 460 millions pour voir ça, l’esprit Canal sans doute.

Que retenir de cette rencontre ? Pas grand chose. Ou peut-être qu’elle a réussi à remettre dans la course au titre Bordeaux et Paris. Ô rage ! Ô désespoir !

(L’illustration provient du blog « L’actu en patates »)