
Après 45 premières minutes désastreuses, la jolie seconde période lyonnaisse contre le Bayern (2-3 au final) ferait presque oublier le plus important : le champion de France finit second de sa poule et devra au printemps prochain se déplacer lors de son huitième de finale retour.
Lyon avait pourtant au début du match toutes les cartes en main. Un 0-0 ou une victoire lui offrait une précieuse première place. Face à un Bayern retrouvé depuis le retour de blessure de Franck Ribéry, Claude Puel choisissait néanmoins de faire tourner et sortir du placard des joueurs tels que Mounier, Ederson, Mensah ou Govou. Ce mini turnover pouvait surprendre au vu du remu ménage médiatique de Jean-Michel Aulas pour décaler la rencontre Nantes-Lyon la semaine précédente.
Trois buts plus tard, les choses semblaient claires à la mi-temps : les Lyonnais se croyaient déjà en vacances. Des vacances bien peu méritées, quand on connait leurs dernières sorties, souvent très laborieuses.
Les septuples champions de France ont néanmoins de l’orgueil. A l’instar du match aller contre la Fiorentina, ils sortirent des vestiaires avec de biens meilleures intentions. Karim Benzema redevint un joueur technique, capable de créer le danger à tout instant tandis que Claude Puel redevint un coach en sortant des Gassama et Mounier encore bien trop tendres pour le très haut niveau.
Tout ceci n’a cependant pas suffi. Lyon s’est incliné et se retrouve en situation fâcheuse. Des adversaires potentiels au prochain tour, seuls le Panathinaikos et Porto semblent à la portée des Lyonnais. Il est fort à parier que si son club subit la même mésaventure que face à Manchester l’an dernier, Jean-Michel Aulas n’hésitera pas à parler en mars prochain d’un tirage au sort malchanceux, d’un véritable coup du sort. Un coup du sort qui n’aurait jamais eu lieu si Lyon avait gagné ce soir.
La phase des poules prenant fin, l’heure du bilan pour les équipes françaises a sonné. En 18 matches, nos trois clubs n’auront gagné que 6 matches (pour 8 défaites), mis 24 buts (10 si on retire Lyon) et encaissé 28. Des chiffres dignes d’une relégation européenne.
