Bides en folie

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Ils vous font rire, bien souvent pleurer. Voici un florilège des plus mauvaises affaires estivales de notre championnat.

Mamadou Samassa : Assuré d’obtenir le bide d’or avant même le début de la saison. Il n’y a décidement qu’à Marseille qu’on puisse penser remplacer « un joueur capable de marquer 37 buts en un an et demi » par un balayeur de banc manceau. Suit la glorieuse destinée de Matt Moussilou.

Ivan Klasnic : Lent, peu technique, toujours mal placé. L’air de rein, le croate s’est mis rapidement au diapason du jeu à la nantaise version 2008-2009.

Mateja Kezman : Les supporters parisiens espéraient voir débarquer l’espoir du PSV, ils ont droit à l’homme chauve-pourri de Chelsea.

Hatem Ben Arfa :
Alerte comme une gifle donnée à Squillaci, il devait enflammer le Vélodrome. Six mois après son arrivée, tout Marseille en a déjà ras-le-bol.

John Mensah : A l’infirmerie ou sur le terrain, le lyonnais fait l’unanimité contre lui. Une blague made in Ligue 1 bien trop onéreuse.

Freddy Adu :
Son dégagement en corner calamiteux contre Bordeaux a confirmé tout le mal qu’on pensait de lui. A réexpédier d’urgence à Lisbonne.

Cédric Fauré : A récemment compris qu’il n’avait pas le niveau.

Elamin Erbate :
On ne tire pas sur une ambulance.

Egalement présents au générique : Daisuke Matsui, Sylvain Monsoreau, Patrick Müller, Vitorino Hilton, Asamoah Gyan, Francileudo Santos, Frédéric Piquionne etc etc

La Lucarne revient le 30 décembre

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Arrivée il y a peu sur la blogosphère, « La Lucarne » suscite déjà l’indignation et la colère de nombreux clubs de Ligue 1. Pour endiguer le phénomène, les courageux Frédéric Thiriez et Jean-Pierre Escalettes ont décidé comme à leur habitude de frapper fort : l’ensemble de la rédaction est condamnée à suivre sous les ordres de Raymond Domenech un stage d’oxygénation à Tignes. Dur.

Le verdict aurait pu cependant être bien plus terrible. Longtemps, la menace d’assister au Jamel Comedy Club fut bien réelle. Après d’âpres négociations, « La Lucarne » s’est engagée pour échapper à ce supplice à ne plus associer dans une même phrase « Marouane Chamakh » et « chèvre » pendant une durée de six mois. Des dispositions similaires concernant Bracigliano et Keita ont également été un temps envisagées.

Avant d’affronter le goulag savoyard, « La Lucarne » souhaite remercier tous ceux qui ont pris la peine de venir sur son blog depuis sa récente création. Bien que touchée au plus profond de son âme par sa terrible condamnation, la rédaction a voté à l’unanimité la reconduction de son activité l’année prochaine. Le blog reprendra donc ses diatribes à partir du 30 décembre. Espérons qu’aucun glacier ne viendra briser d’ici là ce bel engagement.

Bonnes fêtes à tous !

Un vrai match de Coupe d’Europe

Malgré tous ses efforts, Paul Le Guen n’a pu rompre le charme de la Coupe d’Europe. Grâce à un final de folie et un Peggy Luyindula en forme « lyonnaise », le Paris sort de son groupe en terminant… troisième. Comme dirait l’autre, c’est déjà mieux que rien.

Il s’en est fallu de peu pour que le club de la capitale rejoigne Rennes et Nancy au rang des calamités du football français. Six minutes exactement. Le temps que Kezman puis Luyindula permettent à l’équipe francilienne de dépasser définitivement au classement le Real Santander. Jusqu’à cette 84ème minute, Paris avait oscillé entre le bon – des actions construites, des occasions et des buts – et le franchement mauvais – une défense toujours aussi peu hermétique, Kezman qui loupe un penalty importantissime à 2-0.

Reconnaissons toutefois que Paris a montré tout au long du match du panache, mot qui semblait à jamais proscrit du Camps des Loges depuis l’arrivée aux affaires de la « patate de Pencran ». Cette envie d’aller de l’avant, le Parc des Princes le doit en grande partie à Stéphane Sessegnon, véritable révélation de la première moitié de saison parisienne. Bien que sans position fixe depuis son arrivée du Mans, le Béninois éclaire chaque match qu’il dispute de son talent. Positionné à gauche contre Twente, il a encore été une fois intenable, au point d’apparaître à présent comme une véritable alternative à Jérome Rothen. L’ex international français, transparent depuis le début de la saison, peut se faire du souci dans les semaines qui viennent.

Comme l’ont montré ses deux buts contre les Hollandais, Peggy Luyindula renaît quant à lui de ses cendres lyonnaises. Aussi efficace qu’un Chamakh en pleine bourre depuis son arrivée à Paris, le congolais d’origine s’est métarmorphosé suite à sa titularisation surprise contre Marseille en octobre dernier. Plus collectif et plus adroit, l’attaquant parisien redevient progressivement ce qu’on appelle communément en France un bon joueur de football professionnel. Il est tout simplement dommage que ce retour en grâce ne soit réellement effectif qu’en Coupe de l’UEFA.

Malgré cette victoire, ne perdons cependant pas de vue que la qualification parisienne tient du miracle. On ne doit pas oublier aussi qu’avec une ambition supérieure, Paul Le Guen aurait pu hisser son club à la première place du groupe A et s’offrir de la sorte un prochain tour moins délicat. Car c’est en enchaînant les bons résultats européens que le Paris SG pourra peut-être espérer un jour renouer avec sa notoriété perdue.

L’atmosphère régnant au Parc des Princes à la fin du match contre Twente ne fait que renforcer la conviction de « La Lucarne » : une rencontre de Coupe d’Europe, par l’émotion et la symbolique qu’elle dégage, ne doit être délaissée au profit d’un match contre Grenoble ou Toulouse. La France ne peut plus se permettre d’être continuellement rayée de la carte du football européen dès le mois de mars. Si renaissance il y a, elle passera (aussi) par la Coupe de l’UEFA.

Moncef, ce zéro

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Dans un stade Riazor au trois-quart vide, Nancy a fait honneur au football français en étant sorti de la Coupe de l’UEFA. Il faut dire que Pablo Correa l’avait un peu cherché. Moncef Zerka, son serial merdeur, était titulaire d’entrée.

Qu’on se le dise : louper le coche est une spécialité française. L’élimination nancéenne de ce soir réclamait une multitude de circonstances défavorables. Les Lorrains devaient perdre sur le terrain de La Corogne et voir leurs concurrents directs, les terribles polonais de Poznan, l’emporter dans le même temps à Rotterdam pour ne pas « passer l’hiver au chaud ». « Zorro » s’est chargé de la sentence.

L’ex-futur néo-strasbourgeois était en effet dans un grand soir. Pied droit, pied gauche, tête : tout était bon pour envoyer le ballon dans l’assistance parsemée. La pointe de son épée, bien moins menaçante qu’un Govou sortant de boîte, n’a fait frémir qu’Issiar Dia, qui doit se demander chaque jour un peu plus qu’est-ce qu’il fout là. Bracigliano resta pour sa part de marbre, bien trop occupé à repenser à son premier arrêt de la saison.

Comme d’habitude, Nancy a eu sa chance. Comme d’habitude, Nancy a peu à peu perdu le fil de la rencontre. Comme d’habitude, Nancy s’est pris un but dans le dernier quart d’heure. Il n’y a que peu de hasards en football. Nancy n’a tout simplement pas le niveau pour jouer une Coupe d’Europe, aussi dénigrée soit-elle.

Pendant ce temps là, Paul Le Guen commence déjà à justifier une éventuelle élimination.

Un match nul

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L’ensemble de la rédaction de « La Lucarne » s’était mobilisée pour suivre le choc Lyon-Marseille. Bien mal lui en a pris.

« Benzema contre Ben Arfa », « Le choc des Olympiques », « Un tournant du championnat »… tous les titres, tous les superlatifs furent employés ce week-end pour vendre une confrontation qui devait être énorme. Une fois de plus, la Ligue 1 a tenu toutes ses promesses de nullité.

De Ronald Zubar à Juninho, en passant par Stéphane Bré, l’ensemble des acteurs de cet OL-OM ont su puiser au plus profond d’eux-mêmes pour être en dessous de tout. Pas une occasion, des actes d’anti-jeux en veux-tu en voilà, un public à la hauteur du spectacle proposé : l’envie fut grande de prendre l’air du coté du stade olympique de Turin.

La conscience professionnelle l’emporta finalement. L’espoir de voir Jean-Alain Boumsong réussir une relance ou Mamadou Samassa une frappe au but était le plus fort. Mais rien ne vint, pas même un avantage judicieux laissé par l’arbitre de la rencontre. La cerise sur le gâteau arriva à la fin du match lorsque Modeste M’Bami se mit à faire le zouave avec son pote Jean II Makoun devant un Laurent Paganelli hilare. 460 millions pour voir ça, l’esprit Canal sans doute.

Que retenir de cette rencontre ? Pas grand chose. Ou peut-être qu’elle a réussi à remettre dans la course au titre Bordeaux et Paris. Ô rage ! Ô désespoir !

(L’illustration provient du blog « L’actu en patates »)